14/11/2009

La danse macabre

 

Saintsaens

 

Tout comme dans son Carnaval des animaux, tous les instruments utilisés viennent jouer un rôle, ce sont de véritables acteurs.

Ainsi, le xylophone représente les squelettes qui dansent durant la nuit. En effet, c'est le bruit de leurs os qui claquent que le compositeur a ici figuré.

Les violons marquent la cadence sur des quintes criardes et rappellent le vent d'hiver et la quinte diminuée du début (la-mi bémol) veut suggérer la sécheresse et l'aigreur de la saison.

La harpe sonne les douze coups de minuit et le violon solo symbolise la mort qui frappe sur les tombes pour réveiller les défunts.

Trois thèmes sont développés : l'un rythmique, exposé par la flûte ; le second mélodique, énoncé par le violon solo ; enfin, la citation du Dies irae, issu du chant grégorien des monastères,

mais il s'agit ici d'un Dies irae sautillant qui sonne bizarrement à la trompette, appuyée par les cymbales ;

les esprits infernaux semblent ridiculiser cette phrase solennelle de la liturgie des morts. Ces trois motifs sont valsés.

Le thème A se développe sous la forme de variations, que le thème B est traité en fugue et qu'à un certain moment, les deux se superposent.

On soulignera aussi le déchaînement de l'orchestre, à grand renfort de clameurs dues aux cuivres, exprimant la joie frénétique, forcenée, de ce monde souterrain. Et, quand le hautbois fait entendre le cocorico, les morts se dispersent.

source: Wikipedia

 

une très belle vidéo ICI